Anticancer – David Servan-Schreiber

Pourquoi ce livre ?

 

Cette lecture a été pour moi le point de départ de mes réflexions et de mon intérêt pour l’hygiène de vie et la santé.

 

Ces réflexions ont motivé mon envie de quitter le monde de l’industrie pharmaceutique pour reprendre des études et devenir naturopathe.

 

C’est donc un peu grâce à David Servan Schreiber si aujourd’hui je m’épanouis pleinement dans mon rôle de thérapeute. En effet, à travers ce témoignage, j’ai compris que la vie n’était pas une fatalité, que l’on peut être acteur de sa santé et que notre corps a besoin qu’on s’occupe de lui si on veut vivre longtemps et en bonne santé.

 

Car malgré son titre, Anticancer ne parle pas uniquement du cancer, pas uniquement de la maladie mais aussi et surtout de la santé.

 

David Servan-Schreiber n’avait que 31 ans quand il a appris qu’il souffrait d’une tumeur au cerveau et qu’il n’avait, de l’avis des spécialistes, que quelques mois à vivre. Pendant près de 20 ans, pourtant, il a lutté et fait mentir les statistiques, jusqu’à la rechute, très grave, fatale, en 2010.

 

Vingt années de combats, de traitements, mais aussi de phases plus sereines sont développées dans ce livre.

 

 

Et c’est sous la forme du roman (autobiographique) que David Servan-Schreiber nous informe, nous éduque et nous donne des conseils.

 

Même si l’auteur nous partage le résultat de ses nombreuses recherches et qu’il s’appuie toujours sur des études scientifiques pour étayer ses propos, Anticancer se lit en effet comme un roman puisque David Servan-Schreiber se livre sur sa famille, sa vie amoureuse, ses douleurs physiques et morales, son parcours de santé, avec sincérité et émotion.

 

Si vous vous posez des questions sur la relation entre l’alimentation et la santé, si vous vous demandez quel est l’intérêt de faire du sport (à part maigrir…), ou encore si vous vous questionnez sur l’importance de gérer son stress, ce livre est fait pour vous.

Vous pouvez aussi offrir ce livre à une personne de votre entourage qui souffre d’un cancer et qui souhaite changer son hygiène de vie sans savoir par où commencer. J’ai moi-même offert ce livre à une amie qui a fait des découvertes sur son cancer et sur l’évolution de celui-ci, sur les aliments à privilégier, le mouvement du corps à ne pas négliger, etc.

J’espère que ce livre a pu l’aider, à défaut de la sauver…

 

Mais qui est DSS ?

 

Né en 1961 en région parisienne d’une famille célèbre, notamment son papa Jean-Jacques Servan-Schreiber, journaliste à l’initiative du magazine Psychologie Magazine.

 

Il commence ses études de médecine à Paris et les continue au Canada avec une spécialisation en médecine interne et en psychiatrie.

Il fera ensuite de la recherche aux Etats-Unis, à l’université de Carnegie Mellon en Pennsylvanie.

Il dirigera plus tard avec un collègue, un laboratoire de neurosciences cognitives et parallèlement, il sera interne en psychiatrie à l’hôpital de Pittsburgh (Pennsylvanie).

Il a écrit de nombreux articles et ses travaux ont été récompensés par de nombreux prix.

Il reprendra partiellement ses activités en France en 2002 et fondera l’institut français d’EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing).

Très engagé dans l’humanitaire, en 1991, alors qu’il lutte contre le cancer, David Servan-Schreiber se rend en Irak avec Médecins sans Frontières, en tant que médecin et pédiatre volontaire. Il ira aussi en Inde, au Tadjikistan, au Kosovo.

 

 

Il rédige également des chroniques journalistiques dans la revue Psychologies magazine.

 

L’annonce de la maladie

 

Dans le cadre de ses recherches, au sein même du laboratoire en neurosciences qu’il a créé avec un collègue, il apprend qu’il est malade.

 

En effet, lors d’une de leurs expériences, un étudiant est absent et ne peut donc pas participer à l’expérience prévue du jour.

C’est donc David qui le remplace et s’allonge dans l’IRM, avec deux de ses collègues dans la cabine qui prennent des notes.

David est supposé voir apparaître une tâche dans son champ visuel afin que soit analysée la perception de son cerveau par rapport à cette tâche.

La tâche n’arrive pas et il entend la voix de son collègue lui dire : « stop on arrête tout il y a un problème ».

Ses deux collègues le rejoignent quelques minutes plus tard et lui annoncent qu’il y a une grosseur. Cette boule dans son cerveau s’avèrera quelques examens plus tard être une tumeur maligne, un cancer.

 

Quelques mois à vivre…

 

Nous sommes dans les années 90, il a 31 ans, promis à une belle carrière de chercheur et les médecins lui donnent quelques mois à vivre.

 

Bien évidemment il va s’entourer des meilleurs spécialistes, se faire opérer, suivre des traitements de chimio et radiothérapies. Quelques mois plus tard il rechute, et avant de se faire une nouvelle fois opérer, il demande à son cancérologue ce qu’il pourrait faire en plus des traitements conventionnels pour augmenter ses chances de s’en sortir.

 

Et le cancérologue de lui répondre : « Il n’y a rien de particulier à faire. Vivez votre vie normalement. Nous ferons un scanner à intervalle régulier et si cette tumeur réapparait, nous la détecterons très tôt ». Sous-entendu nous pourrons vous proposer rapidement chimio, radiothérapie, etc.

 

C’est à cet instant qu’il a commencé à s’interroger, se persuadant qu’il y avait sûrement des choses à tenter parallèlement aux traitements pour augmenter ses chances de survie.

 

Et c’est tout l’objet de son livre Anti-cancer.

 

ANTICANCER – LE LIVRE

 

Anticancer sort en 2007, plus de 15 ans après le début de son cancer. C’est dans ce livre qu’il révèle sa maladie et comment il y fait face depuis plus de 15 ans.

 

Il part du principe (en se basant toujours sur de nombreuses études scientifiques) que l’on peut prévenir le cancer (ou enrayer sa progression quand on en a un) en renforçant son système immunitaire, c’est-à-dire nos défenses naturelles.

 

Bien sûr ces défenses naturelles qu’on va développer ne vont pas remplacer les traitements conventionnels mais elles peuvent servir, parallèlement à la chimiothérapie ou radiothérapie, à mobiliser tout le potentiel de son corps pour résister au cancer. « Plus on est armé, plus on peut se battre. »

 

Qu’est-ce-que le cancer, comment se forme une tumeur ?

 

Il consacre un chapitre à ce sujet et explique concrètement ce qui se passe dans notre corps lors de ce processus. Je vais essayer de retranscrire ses explications.

 

Dans notre corps, il peut y avoir des cellules qui possèdent des gènes anormaux, qui ne répondent pas aux mêmes règles que les gènes normaux. Elles ne font pas du tout ce pourquoi elles sont programmées.

 

Par exemple, une cellule avec un gène normal est programmée pour se diviser (en d’autres cellules), et au bout d’un certain nombre de divisions, elles meurent.

 

Les cellules du cancer, avec leurs gènes anormaux, ont perdu cette obligation de mourir après « tant » de divisions, elles sont donc devenues « immortelles ».

 

Et quand les cellules d’à côté leur envoient des signes en leur disant « eh ! Stop ! on arrête de se multiplier nous on a plus de place ! ». Elles font la sourde oreille et continuent de se multiplier.

 

Encore plus fort, elles intoxiquent ces cellules saines avec des substances particulières qu’elles sécrètent, comme des poisons. Il va en résulter une inflammation, qui va permettre de libérer de la place pour ces mauvaises cellules au détriment des territoires voisins.

 

Et au passage, ces mauvaises cellules vont se ravitailler. Elles ont besoin de se nourrir pour progresser et utilisent donc les vaisseaux sanguins qui sont autour. Ceux-ci vont fournir encore plus d’oxygène et de nutriments indispensable à leur croissance, ce qui va rapidement devenir une tumeur.

 

Le rôle des défenses naturelles

 

Tout n’est pourtant pas joué. En effet, il arrive parfois que ces groupes de mauvaises cellules se désorganisent et perdent leur virulence :

 

  •     Quand le système immunitaire se mobilise contre elles,
  •     Quand le corps refuse de créer l’inflammation dont elles ont besoin pour progresser,
  •     Quand les vaisseaux sanguins qui les alimentent en oxygène et en nutriments refusent de se multiplier.

 

C’est à partir de là que David Servan-Schreiber s’intéresse aux défenses naturelles du corps ; lutter contre ces mauvaises cellules, c’est justement le rôle de nos défenses naturelles qui bien sûr ne remplaceront jamais la chimiothérapie.

 

Et selon lui, ces défenses naturelles vont être au maximum de leurs capacités grâce à quoi ?

 

  •     Une bonne alimentation
  •     Un contrôle des stress, du stress
  •     L’activité physique

 

Il va consacrer un chapitre à chacun de ces piliers.

 

L’ALIMENTATION

 

Il commence (sans grande surprise) à remettre en cause les aliments industriels, ultra-transformés, les mauvaises graisses, les sucres raffinés, les additifs, édulcorants et autre exhausteur de goût, etc.

 

Il insiste aussi sur le sucre car l’excès de sucre que l’on consomme nourrirait les cellules cancéreuses.

 

Il parle aussi des pesticides, herbicides, fongicides, etc.

 

Jusqu’ici, pas de grandes révélations.

 

Puis il nous livre les résultats de ses recherches, les clés de ce qu’il appelle la nouvelle médecine traditionnelle, avec les aliments « Anticancer ».

 

Les aliments ANTICANCER

 

En effet, pour lui, les molécules chimiques contenues dans certains aliments seraient de puissant anti-cancer.

 

Pour arriver à cette conclusion, il s’est rapproché d’un biochimiste et chercheur très connu aujourd’hui et qui dirigeait à l’époque un des plus grands laboratoires de médecine moléculaire, spécialisé dans la biologie du cancer, Richard Beliveau.

 

C’est donc lors d’un des plus grands programmes de recherche jamais entrepris sur les effets biochimiques des aliments anti-cancer qu’on peut dire aujourd’hui d’après DSS que certains d’entre eux permettent de prévenir la maladie, voire même de lutter contre le cancer. Nous parlons ici par exemple :

 

  •     Le curcuma,
  •     Le gingembre,
  •     L’ail,
  •     Les crucifères (tous les choux, brocolis, etc.),
  •     Les baies (framboises, myrtilles, etc.)
  •     Certains champignons (Shitaké, Maïtaké, etc.)
  •     Herbes, épices, jus de grenade, etc.

 

Ces aliments que David Servan-Schreiber qualifie d’anticancer ne le sont pas parce qu’ils sont remplis de vitamines et minéraux bons pour le corps, mais bien parce que la chimie de leurs molécules agit sur la maladie.

 

Il nous parle aussi du thé vert (3 tasses par jour), du soja, qui bloquerait les hormones dangereuses, des OMEGA 3, ces bonnes graisses indispensables au bon fonctionnement de notre organisme en réduisant l’inflammation dont on parle dans le cancer (poissons gras, bonnes huiles, graines de lin, etc).

 

Cependant pour lui, on ne peut pas prétendre rester en bonne santé ou guérir uniquement grâce à l’alimentation. La gestion de son stress et des émotions est également pour lui un pilier dans la guérison.

 

LE MENTAL

 

Quand on est malade, David Servan-Schreiber insiste beaucoup sur l’importance de se défaire du sentiment d’impuissance qui nourrit le cancer, afin de réduire l’inflammation. Toujours en se basant sur des études.

 

Ne plus y croire, ne plus trouver de joie dans son quotidien, penser régulièrement qu’on ne va pas s’en sortir. Autant de pensées négatives (certes légitimes dans certaines situations) qui auront tendance à augmenter l’inflammation, lit de la croissance de la tumeur.

 

David Servan-Schreiber prend un exemple très concret, le cas d’un professeur de Harvard, Stephen Jay Gould, à qui on a annoncé un grave cancer de l’abdomen a 40 ans. Un mésothéliome.

A l’annonce du diagnostic, ce professeur fait des recherches dans des revues scientifiques sur ce type de cancer et comprend vite que les chances de guérison sont minimes. En effet, il lit que le mésothéliome est incurable, avec une survie médiane de 8 mois une fois le diagnostic posé.

Forcément il sent la panique l’envahir, le cœur qui s’emballe, en prenant conscience que dans quelques mois, il ne sera plus là.

 

Mais très vite son entraînement d’universitaire a repris le dessus et c’est ce qui l’a sauvé du désespoir, de ce sentiment d’impuissance dont parle David Servan-Schreiber.

 

 

Le fait que la survie médiane soit de 8 mois veut dire que la moitié des personnes atteintes du mésothéliome survit moins de 8 mois. Mais ce qui veut aussi dire que l’autre moitié survivrait plus de 8 mois ?…

Et lui ? A quelle moitié appartenait-il ?

 

Il se dit qu’il est jeune, qu’il ne fume pas, qu’il est en bonne santé. Il a donc toutes les raisons de penser qu’il était dans la bonne moitié.

De plus, cette bonne moitié de courbe s’étale au-delà de 8 mois, elle peut même se prolonger indéfiniment non ?

Gould est donc arrivé à la conclusion que dans la Nature, il n’existe aucune règle qui s’applique de la même façon à tous.

 

Pour finir, il s’est rendu compte que cette courbe datait de plus de 20 ans (en effet on ne fait pas d’études sur les chances de survie des malades tous les ans…). Il s’est donc dit qu’en 20 ans, la médecine avait fait des progrès, et donc qu’il avait encore plus de chance de faire partie de la bonne moitié.

 

Il s’est ainsi complètement défait de ce sentiment d’impuissance.

 

Il est mort plus de 20 ans plus tard…d’une autre maladie…

 

Ainsi le mental fait partie intégrante du chemin vers la guérison.

 

David Servan-Schreiber cite plusieurs méthodes, techniques qui aident à gérer ses émotions, son stress, ses souffrances présentes ou passées.

 

Il nous parle notamment de :

  • L’EMDR (méthode basée sur le clignement des yeux pour guérir les traumatismes psychologiques notamment pendant l’enfance)
  • La méditation
  • Le yoga
  • Les exercices de respiration et la cohérence  cardiaque
  • Bien s’entourer (ce qui a été essentiel pour lui), etc.

 

Le chemin vers la santé nécessite aussi de bouger son corps, de faire de l’exercice.

 

ACTIVITE PHYSIQUE

 

D’après David Servan-Schreiber, l’activité physique réduit la quantité de tissu adipeux (de gras), principal lieu de stockage des toxines cancérigènes.

De plus, faire bouger son corps favorise l’équilibre hormonal. En effet, bouger permet de diminuer les excès d’oestrogènes et de testostérone qui stimulent la croissance des cancers (surtout vrai pour le cancer du sein, de la prostate, des ovaires et de l’utérus).

Le sport aide aussi à diminuer le taux de sucre dans le sang pour éviter l’inflammation des tissus.

Il renforce aussi le système immunitaire, en renforçant les défenses naturelles nécessaires pour lutter contre les infections.

 

De plus, il faut savoir que même quand on est malade, en parallèle au traitement, il est prouvé que l’exercice physique est l’une des méthodes les plus avérées pour soulager la fatigue liée à la maladie ou à son traitement. On ne parle pas ici de soulever des poids. 30 minutes de marche tous les jours suffisent !

 

Enfin, le sport agit comme un anti-dépresseur. David Servan-Schreiber nous parle de la notion « d’élévateur de l’humeur » pendant l’exercice physique.

N’avez-vous pas remarqué que quand vous partez faire un footing par exemple, vous n’êtes pas forcément motivé au départ puis au bout de 20-30 minutes, vous vous sentez pousser des ailes, vous commencez à ne plus sentir le poids de l’effort,  vous commencez à vous faire des films, des projets, vous refaites le monde, vous avez le sourire. C’est ce que David Servan-Schreiber appelle « l’élévateur de l’humeur ».

 

Conclusion

 

A la fin de l’ouvrage, il y a un petit livret qui développe les « réflexes anti-cancer » que l’on devrait adopter.

Vous pouvez le télécharger gratuitement en PDF ici.

 

A la suite de cette chronique, on pourrait se dire que si on mange bien, qu’on fait de l’exercice physique et qu’on arrive à gérer son stress, on ne tombera pas malade ou on guérira de son cancer…

 

Pas vraiment puisque David Servan-Schreiber lui-même a succombé à une rechute fatale en juillet 2011.

Quand il a appris cette rechute en octobre 2010 et qu’il a compris que cette fois il ne s’en sortirait pas, il a décidé d’écrire un livre : « On peut se dire au revoir plusieurs fois ».

 

 

Un petit ouvrage d’une centaine de pages où il a voulu s’exprimer sur la méthode qu’il prône dans son livre à succès Anticancer

15 ans de combats, de recherche, d’études scientifiques sur des aliments, pour finalement nous dire au-revoir ?

 

La presse, ses détracteurs, et même ses amis se sont forcément posés la question. D’ailleurs dans ce livre, il nous parle de la visite d’un de ses amis, Régis Debré qui lui dit : « Alors ? Les brocolis et les framboises n’ont pas suffit ?

 

David Servan-Schreiber nous parle alors de ses erreurs. Il n’a pas su lever le pied, emporté par le succès de son livre. Son envie de promouvoir sa méthode à travers le monde, animer des ateliers, des conférences, vouloir aider les gens dans la guérison l’ont épuisé.

 

La fatigue, les jetlags, le stress qu’il n’a pas toujours bien géré n’ont pas joué en sa faveur.

 

Par contre, il insiste bien sur le fait qu’à la découverte de son cancer, on lui annonçait quelques mois à vivre. Sans sa méthode anticancer, il n’aurait pas profité de la vie encore 20 ans.

 

De ce point de vue, je le rejoins, tout comme beaucoup de médecins et chercheurs aujourd’hui, qui prônent une alimentation saine, de l’exercice physique et un contrôle du stress pour être en bonne santé.

 

Pour conclure, je dirais que pour profiter de la vie en bonne santé au maximum, il y a quand même quelques règles à respecter, même si la génétique est un facteur important.

 

Et grâce au livre Anticancer, j’ai compris qu’on pouvait être acteur à part entière de sa santé, renforcer ses défenses naturelles en changeant de mode de vie pour prévenir la maladie, sans forcément se lancer dans des protocoles compliqués.

De plus, j’ai pris conscience que l’empathie, la tendresse et les relations comptent dans les processus de guérison.

 

Malgré sa rechute, David nous dit à quel point son combat pour se soigner autrement reste juste et pertinent.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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